Colibri_Aztèques[1]

Connaissez-vous la légende du Colibri ?

Colibri

 

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »

 

Voici cette légende racontée par Pierre Rabhi :

 




Le-Petit-Prince1

Quand il faut savoir remettre en cause les règles en place, une leçon donnée par le Petit Prince.

Le-Petit-Prince1

Les procédures, les règles, les check-lists sont des outils forts utiles en entreprise. Ils sont conçus pour obtenir un résultat attendu dans les meilleurs délais. Mais ces outils permettent également d’économiser du temps de réflexion. Il n’a rien de mal à économiser du temps de réflexion. Imaginez par exemple que les check-lists pour les pilotes de ligne n’existent pas, et que chaque pilote doive se poser ses propres questions avant de partir… « Alors, euh,… je vais contrôler ça, et euh puis ceci car cela me semble important, enfin je pense…. » Le pilote devrait alors prendre un temps important de réflexion, et le résultat présenterait un certain risque. Bien heureusement, les check-lists existent. Et pourtant, il faut savoir également les remettre en cause. Je vous laisse découvrir l’histoire du Petit Prince.

Voici l’histoire du Petit Prince :

La cinquième planète était très curieuse. C’était la plus petite de toutes. Il y avait là juste assez de place pour loger un réverbère et un allumeur de réverbères. Le petit prince ne parvenait pas à s’expliquer à quoi pouvaient servir, quelque part dans le ciel, sur une planète sans maison, ni population, un réverbère et un allumeur de réverbères.
Lorsqu’il aborda la planète, il salua respectueusement l’allumeur :

– Bonjour. Pourquoi viens-tu d’éteindre ton réverbère ?
– C’est la consigne, répondit l’allumeur. Bonjour.
– Qu’est-ce la consigne ?allumeur
– C’est d’éteindre mon réverbère. Bonsoir.

Et il le ralluma.

– Mais pourquoi viens-tu de rallumer ?
– C’est la consigne, répondit l’allumeur.
– Je ne comprends pas, dit le petit prince.
– Il n’y a rien à comprendre, dit l’allumeur. La consigne c’est la consigne. Bonjour.

Et il éteignit son réverbère.

Puis il s’épongea le front avec un mouchoir à carreaux rouges.

– Je fais là un travail terrible. C’était raisonnable autrefois. J’éteignais le matin et j’allumais le soir. J’avais le reste du jour pour me reposer, et le reste de la nuit pour dormir…
– Et, depuis cette époque, la consigne a changé ?
– La consigne n’a pas changé, dit l’allumeur. C’est bien là le drame ! La planète d’année en année a tourné de plus en plus vite, et la consigne n’a pas changé !
– Alors ? dit le petit prince.
– Alors maintenant qu’elle fait un tour par minute, je n’ai plus une seconde de repos. J’allume et j’éteins une fois par minute !
– Ça c’est drôle ! Les jours chez toi durent une minute !
– Ce n’est pas drôle du tout, dit l’allumeur. Ça fait déjà un mois que nous parlons ensemble.
– Un mois ?
– Oui. Trente minutes. Trente jours ! Bonsoir.

Et il ralluma son réverbère.

Le petit prince le regarda et il aima cet allumeur qui était si fidèle à sa consigne. Il se souvint des couchers de soleil que lui-même allait autrefois chercher, en tirant sa chaise. Il voulut aider son ami :

– Tu sais… je connais un moyen de te reposer quand tu voudras…
– Je veux toujours, dit l’allumeur.

Car on peut être, à la fois, fidèle et paresseux.

Le petit prince poursuivit :

– Ta planète est tellement petite que tu en fais le tour en trois enjambées. Tu n’as qu’à marcher lentement pour rester toujours au soleil. Quand tu voudras te reposer tu marcheras… et le jour durera aussi longtemps que tu voudras.
– Ça ne m’avance pas à grand-chose, dit l’allumeur. Ce que j’aime dans la vie, c’est dormir.
– Ce n’est pas de chance, dit le petit prince.
– Ce n’est pas de chance, dit l’allumeur. Bonjour.

Et il éteignit son réverbère.

 

Ce qu’il faut retenir.

Les règles, les procédures sont utiles. Mais elles sont utiles uniquement dans un environnement donné. Pour une organisation, il est parfois difficile de les remettre en cause, car il faut se rendre compte que l’environnement évolue.

Il existe également une seconde difficulté pour faire évoluer les règles, c’est l’homéostasie. Une fois que des règles sont établies, qu’elles sont dans les habitudes des collaborateurs, dans les habitudes des organisations, il y a alors tout un tas de raison pour ne pas changer. Le Petit Prince propose une solution simple à l’allumeur de réverbères pour changer, mais celui-ci s’y oppose pour des raisons discutables…

Avoir des règles oui, mais sachez reconnaître quand il faut les appliquer, et quand il faut les faire évoluer.

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Passoires

Lorsque Socrate nous parle du test des 3 passoires.

Passoires

Voici un enseignement de Socrate avec le Test des 3 Passoires. Je vous laisse découvrir cette belle histoire.

Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute réputation de sagesse. Quelqu’un vint un jour trouver le grand philosophe et lui dit :

« Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ?

— Attends un instant. Avant de commencer, peux-tu me dire si tu as fait passer ce que tu vas me dire par les trois passoires ?

— Les trois passoires ?

— La première passoire est celle de la Vérité. As-tu vérifié si ce que tu me veux me dire est vrai ?

— Non, j’en ai seulement entendu parler…

— Tu ne sais donc pas si c’est la vérité. Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami est-ce quelque chose de bien ?

— Ah non ! au contraire.

— Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es même pas certain si elles sont vraies. Tu peux peut-être encore passer le test car il reste une passoire, celle de l’utilité. Est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ?

— Non, pas vraiment.

— Eh bien !, dit Socrate en souriant, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bien, ni utile, je préfère ne pas le savoir, et quant à toi, je te conseille de l’oublier. »

 

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Comment apprendre de ses erreurs et innover ?

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Comment apprendre de ses erreurs et innover ? C’est Thomas Edison qui nous livre cette histoire dans son autobiographie, Mémoires et observations, de 1948.

Voici l’histoire de Thomas Edison.

En essayant de perfectionner un appareil quelconque, il m’arrive de me heurter brusquement à un mur de granit haut de cent pieds. Si, après avoir essayé une seconde, une troisième et une quatrième fois, je ne réussis pas à franchir ce mur, je me tourne vers un nouveau travail. Puis, un beau jour, peut-être des mois ou même des années plus tard, une découverte faite soit par quelqu’un d’autre, soit par moi-même, ou encore un événement survenu dans je ne sais quelle partie du monde me fournira le moyen d’escalader au moins partiellement l’obstacle.

Jamais, quelles que soient les circonstances, je ne me permets de perdre courage. À ce propos, je me souviens de l’épisode suivant : travaillant à la réalisation d’une invention déterminée, nous avions procédé à plusieurs milliers d’expériences sans parvenir à résoudre le problème ; le jour où l’ultime expérience se révéla comme un échec complet, un de mes assistants manifesta son découragement et son écœurement de voir que, malgré nos efforts acharnés, nous  « n’avions rien trouvé du tout ». Je lui affirmai joyeusement qu’au contraire, nous avions trouvé quelque chose. Car nous savions à présent avec une certitude absolue qu’il était impossible d’atteindre notre but de cette manière-là, et que nous allions être obligés d’essayer une méthode tout à fait différente.

Parfois, nous pouvons ainsi tirer de nos échecs des leçons précieuses, à condition d’avoir mis dans notre travail le maximum de nos forces intellectuelles, morales et physiques.

Thomas Edison

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Allégorie de la caverne

Comment mieux piloter son activité ? L’allégorie de la Caverne appliquée aux Managers

Comment connaissez-vous l’activité de votre équipe, de votre organisation, de votre entreprise ? Laissez-moi vous raconter deux histoires.

La première histoire

Vous montez dans un avion. Après 15 minutes d’ascension, vous atteignez déjà l’altitude de 3 000 mètres. Vous mettez votre casque, vos lunettes. Vous êtes à une minute du largage. 4 000 mètres. Ouverture de la porte. Prêt ? Dehors ! Et c’est parti pour 50 secondes à 200km/h en chute libre !

À 1 000 mètres, votre parachute s’ouvre. Votre vitesse diminue, et vous vous posez en douceur.

Fin de l’histoire.

Avez-vous vraiment eu la sensation d’effectuer un saut en parachute ? Pas vraiment…

Maintenant, regardez la vidéo suivante (pendant quelques minutes) :

 

La seconde histoire

Imaginez dans une demeure souterraine, en forme de caverne, des hommes enchaînés. Ils n’ont jamais vu directement la lumière du jour, dont ils ne connaissent que le faible rayonnement qui parvient à pénétrer jusqu’à eux. Des choses et d’eux-mêmes, ils ne connaissent que les ombres projetées sur les murs de leur caverne par un feu allumé derrière eux. Cette allégorie est nommée l’allégorie de la caverne, présentée par Platon dans le Livre VII de La République.

Les esclaves vivent dans l’illusion, prenant les ombres projetées dans la grotte pour la réalité, alors qu’en réalité, ils n’ont jamais pu voir ce qui se passait réellement en dehors de la grotte.

(source : Wikipedia)

Maintenant une dernière histoire…

Imaginez des managers, assis à leur bureau devant leur ordinateur. Ils passent toute la journée à suivre des indicateurs. Ils imaginent saisir la réalité, piloter leur activité en ne regardant simplement que des indicateurs. Ils ne sortent pas de leur bureau. Ils sont comme emprisonnés, enchaînés.

Allégorie de la caverne

Alors ?

Pour piloter votre activité, vous avez besoin d’indicateurs. Ces indicateurs peuvent être de plusieurs natures, multiples, exprimés en pourcentage, en kiloeuros… Mais ne confondez pas vos indicateurs avec la réalité du terrain. Vos indicateurs ne servent qu’à vous aider à mieux appréhender une situation, mais ils ne sont en aucun cas la réalité. Vos indicateurs ne représentent qu’une vision partielle de la réalité. Et cette vision partielle peut se révéler trompeuse. Et vous emmener dans une mauvaise direction. Vos indicateurs vous disiez que vous étiez à 4 000 mètres, alors qu’en réalité vous volez à 300 mètres du sol.

Construisez des indicateurs, mais ne les confondez pas avec la réalité.

 

Vous l’aurez compris, sortez de votre caverne, de votre bureau, et affrontez la réalité, le terrain.

Un bon manager n’est pas celui qui reste dans son bureau

Un bon manager est celui qui va sur le terrain.




Papillon

Mes 10 citations sur le changement par Richard Branson

Papillon

(Cette article est une traduction de l’article de Richard Branson : My top 10 quotes on change)

Chaque grande réussite est un conte d’adaptation, de révision et d’adaptation. Chaque entreprise qui n’évolue pas tombera dans l’oubli. Essayer de provoquer un changement positif est un principe que nous avons intégré dans la famille Virgin pendant plus de quatre décennies. Voici mes 10 citations préférées sur pourquoi nous devrions tous accepter le changement.

 

10. On ne change pas les choses en combattant la réalité existante. Pour changer quelque chose, construis un nouveau modèle qui rendra l’ancien obsolète.

Buckminster Fuller

9.  Chacun pense à changer le monde, mais personne ne pense à se changer soi-même.

Leo Tolstoy

8. Dans un an, vous souhaiterez avoir commencé aujourd’hui.

Karen Lamb

7.  En changeant rien, rien ne change.

Tony Robbins

6. Ça peut être difficile pour un œuf de se changer en oiseau : c’est carrément plus difficile pour lui de voler en restant un œuf. Nous sommes comme des œufs à présent. Et on ne peut pas rester indéfiniment un œuf ordinaire et respectable. Nous devons éclore ou pourrir.

C.S. Lewis

5. Changeons avant d’être obligés de le faire.

Jack Welch

4. L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde.

Nelson Mandela

3. Le monde que nous avons créé est le résultat de nos pensées. Il ne peut pas être changé sans que l’on change notre manière de penser.

Albert Einstein

2. Ne doutez jamais qu’un petit groupe de personnes peuvent changer le monde. En fait, c’est toujours ainsi que le monde a changé.

Margaret Mead

1. Ce n’est pas le plus fort de l’espèce qui survit, ni le plus intelligent. C’est celui qui sait le mieux s’adapter au changement.

Charles Darwin

Avez-vous des citations favorites sur le changement ? Ce sera un plaisir de les lire en commentaires.

 




Miniature

Les Idées Neuves

Freedom

Dans son livre, Ma vie et Mon Œuvre de 1926, Henry Ford nous livre sa vision sur les idées. Je vous laisse découvrir ce texte.

« Je ne proteste pas contre l’attitude railleuse de la majorité à l’égard des idées nouvelles. Il vaut mieux être sceptique devant les nouveautés, exiger qu’elles fassent leurs preuves, que de se précipiter, dans une perpétuelle exaltation, à la suite de toute idée nouvelle qui passe. Le scepticisme, si par là on entend la prudence, sert de volant à la civilisation. La plupart des troubles aigus qui agitent notre époque viennent de ce que l’on a adopté des idées neuves sans s’être bien assuré, d’abord, si elles étaient bonnes. Une idée n’est pas nécessairement bonne parce qu’elle est vieille, ni nécessairement mauvaise parce qu’elle est nouvelle, mais lorsqu’une vieille idée donne des résultats, elle a pour elle le poids de l’expérience. Les idées sont, par elles-mêmes, quelque chose de fort précieux, mais ce ne sont jamais que des idées. Il est à la portée de tout le monde d’en concevoir, mais ce qui importe c’est d’en tirer une application positive.

Ce que j’ai à cœur aujourd’hui, c’est de démontrer pleinement que les idées mises en pratique chez nous sont susceptibles des applications les plus étendues, qu’elles ne concernent pas particulièrement les automobiles et les tracteurs, mais composent, en quelque manière, un code universel, que je tiens, avec conviction, non pour une innovation utopique, mais pour le code conforme à la nature.

Je ne suis pas un innovateur. Je ne suis d’avis que l’on tente beaucoup trop de réformes dans le monde, et que l’on s’occupe beaucoup trop des innovateurs. De ceux-ci, il existe deux espèces, toutes les deux sont malfaisantes.

L’homme qui se donne le nom d’innovateur veut détruire ce qui existe. Il mettra en pièces une chemise, parce que le bouton du col n’entre pas dans la boutonnière. Mais il ne pensera pas à élargir la boutonnière. Les innovateurs de cette espèce ne savent jamais ce qu’ils font. L’expérience et les innovations ne vont pas ensemble. Il arrive qu’en présence des faits l’innovateur ne peut conserver toute son ardeur. Il faut donc qu’il fasse abstraction de la réalité.

D’autre part, nous possédons des réformateurs d’un autre genre, qui ne se donnent pas ce nom. Les réactionnaires veulent revenir à un état de choses antérieur, non pas comme au meilleur possible, mais parce qu’ils s’imaginent connaître cet état de choses.

L’une de ces équipes veut donc démolir la société pour en instituer une meilleure. L’autre tient la société pour tellement bonne qu’on pourrait bien la laisser continuer telle quelle… et se décomposer. La seconde conception provient, comme la première, de ce que l’on ne sait pas se servir de ses yeux pour voir. Il est tout à fait possible de détruire la société, mais il n’est pas possible d’en construire une nouvelle. On peut empêcher la société d’aller de l’avant, mais on ne peut l’empêcher de rétrograder, de se décomposer. Il y a sottise à espérer, si tout est jeté à terre, que cela donnera à chacun ses trois repas chaque jour ; ou à croire que si tout était pétrifié il en résulterait une distribution de dividendes. Le malheur commun des innovateurs et des réactionnaires, c’est de perdre de vue les réalités, les fonctions primordiales de la vie. »

 

Ingénieurcadre.com




Le temps est votre bien le plus précieu

Le temps est votre bien le plus précieux.

Le temps est votre bien le plus précieu

 

Voici une lettre qui a été écrite il y a de nombreuses années. Et pourtant, cette lettre est toujours d’actualité. Je vous laisse la découvrir.

Lettre à Lucilius

Oui, c’est cela, mon cher Lucilius, revendique la possession de toi-même. Ton temps, jusqu’à présent, on te le prenait, on te le dérobait, il t’échappait. Récupère-le, et prends-en soin. La vérité, crois-moi, la voici : notre temps, on nous en arrache une partie, on nous en détourne une autre, et le reste nous coule entre les doigts. Mais il est encore plus blâmable de le perdre par négligence. Et, à bien y regarder, l’es­sentiel de la vie s’écoule à mal faire, une bonne par­tie à ne rien faire, toute la vie à faire autre chose que ce qu’il faudrait faire.

Tu peux me citer un homme qui accorde du prix au temps, qui connaisse la valeur d’une journée, qui comprenne qu’il meurt chaque jour ? Notre erreur, c’est de voir la mort devant nous. Pour l’essentiel, elle est déjà passée. La part de notre vie qui est derrière nous appartient à la mort. Fais donc, mon cher Lucilius, ce que tu me dis dans ta lettre : saisis-toi de chaque heure. Tu seras moins dépendant de demain si tu t’empares d’aujourd’hui. On remet la vie à plus tard. Pen­dant ce temps, elle passe.

Tout se trouve, Lucilius, hors de notre portée. Seul le temps est à nous. Ce bien fuyant, glissant, c’est la seule chose dont la nature nous ait rendus possesseurs : le premier venu nous l’enlève. Et la folie des mortels est sans limite : les plus petits cadeaux, qui ne valent presque rien et qu’on peut facilement remplacer, cha­cun en reconnaît la dette, alors que personne ne s’es­time en rien redevable du temps qu’on lui accorde, la seule chose qu’il ne peut pas nous rendre, fût-il le plus reconnaissant des hommes.

Tu vas peut-être me demander comment j’agis en la matière, moi qui te donne tous ces conseils. Je te l’avoue tout net : comme un homme dépensier mais ordonné. Mon livre de comptes est bien tenu. Je ne peux te dire que je ne perde rien, mais je peux te dire ce que je perds, et pourquoi et comment. Je peux te donner les raisons de ma pauvreté. Ma situa­tion est celle de la plupart des gens qui se retrouvent ruinés et qui n’y sont pour rien : tout le monde les excuse, personne ne les aide.

Faisons le point. On n’est pas pauvre, à mon sens, quand on se contente de ce qui reste, aussi médiocre que ce soit, même si c’est peu. Mais en ce qui te concerne, je préfère que tu prennes soin de ce que tu possèdes et que tu t’y mettes pendant qu’il en est temps. En effet, comme le disaient nos aïeux : « Trop tard pour les économies quand il ne reste qu’un fond de bouteille !  Ce qui reste, c’est très peu, et c’est le pire. »

 

Regardons cette Lettre aujourd’hui, dans le monde de l’Entreprise

Ce lettre a été rédigée vers 63-64 par Sénèque. Et pourtant, en la lisant, elle nous semble profondément d’actualité.

Prenons un simple exemple, les réunions. A combien de réunions participez-vous ? Combien de temps y perdez-vous ? Je ne dis pas que toutes les réunions soient inutiles, mais bien souvent, nous nous laissons voler notre temps. Oui, il est agréable d’être invité, il est de bon ton d’avoir un agenda occupé par tout un tas de réunions. Mais combien sont réellement efficaces ? Combien de fois avez-vous participer à une réunion sans savoir quel est l’objectif, ni connaître l’ordre du jour ?

Reprenez votre temps en main. Refusez les réunions qui ne vous semblent pas importantes, ou dont les objectifs sont flous. Demandez à l’organisateur plus de détails, sinon, cela sera sans votre présence.

Voutch

 

Pour aller plus loin

Pour aller plus loin, je vous recommande la lecture des différentes Lettres de Sénèque, [amazon text=Sénèque Apprendre à Vivre, Choix de Lettres à Lucilius&asin=2869599048].

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IngénieurCadre.com




Devenez l'artisan de vos idées

Devenez l’artisan de vos idées

Devenez l'artisan de vos idées

C’est l’histoire d’une nouvelle université, toute belle, toute neuve.

Alors que tous les plans sont achevés, que tous les immeubles sont construits, le doyen fait stopper les travaux.

– « Comment ? mais, c’est impossible la rentrée c’est maintenant !

– Peu importe, répond-t-il, nous finirons les chemins qui séparent les bâtiments l’été prochain. »

Chez les bâtisseurs c’est la consternation. Mais l’année scolaire passe. Et quand l’été revient le doyen indique les marques laissées au sol par les étudiants dans leurs pérégrinations à travers l’université et il glisse aux chefs des travaux : « voilà, c’est ici que nous ferons finalement les chemins reliant les différents bâtiments. » Inutile de préciser qu’aucun des chemins tracés par les pas des étudiants ne correspondait au plan initialement prévu.

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Je remercie Pablo Pernot pour m’avoir autoriser à publier cette histoire, inspiré par le livre [amazon text=The Spirit of Leadership&asin=1459626982] de Harrison Owen.

Au-delà de cette histoire : Devenez l’artisan de vos idées

Avoir des idées, c’est facile. Par nature, notre cerveau est conçu pour générer des idées. Donc pour un ingénieur, cette partie est facile. Il existe d’ailleurs de nombreuses techniques pour générer encore plus d’idées, notamment le brainstorming ainsi que l’utilisation du mindmapping.

Si vous êtes dans votre tour d’Ivoire, vous pouvez croire que vous avez les meilleures idées du Monde. Le seul critère de jugement des idées, c’est de les confronter au terrain. Mais il y a plein de raison pour qu’une idée ne résiste pas au terrain. Il est rare qu’une idée, un projet se passe comme cela était prévu.

Un conseil vital : Confronter vos idées au terrain le plus rapidement possible et faîtes la progresser.

Une idée, un concept peut apparaître génial sur le papier. Mais une fois mise en œuvre, l’idée peut se révéler une catastrophe. Il y a la loi, et l’esprit de la loi.

Alors, ne soyez pas simplement un générateur d’idée, mais devenez un artisan de vos idées. Défendez-les, confrontez-les au terrain, et surtout mettez-les en action.

 

IngenieurCadre.com

 

 




Freedom

Henry Ford a toujours des choses à nous apprendre. Il pourrait toujours être coach de nos jours !

Freedom

Vous avez dit « Impossible ? ». Henry Ford nous raconte cette histoire qui a été publiée dans son livre autobiographique, Ma vie et mon Œuvre, en 1921.

Voici ce qu’il écrit.

Je me rappelle une conférence qui eut lieu un jour chez nous avec un fabricant de machines, au sujet de la construction d’une machine spéciale, dont le projet spécifiait une production de deux cents pièces à l’heure.

– « Il y a là une erreur, dit le fabricant. Il doit s’agir de deux cents pièces par jour. Aucune machine ne pourrait aller jusqu’à deux cents pièces par heure. »

Notre représentant envoya chercher l’ingénieur qui avait établi le projet et appela son attention sur cette remarque.

– « Eh bien, fit celui-ci, qu’est-ce qui vous surprend ? »

– « Cela n’est pas possible, déclara nettement le fabricant, aucune machine ne peut faire cela. Il n’y faut pas « songer ! »

– « Il n’y faut pas songer ! s’écria notre ingénieur. Si vous voulez descendre avec moi au rez-de-chaussée vous en verrez une en train de le faire. Nous l’avons construite pour essayer et maintenant il nous en faut d’autres. »

 

Henry Ford prolonge cette histoire sur la notion d’experts.

« Il n’y a pas chez nous d’experts. Nous avons malheureusement été obligés de nous débarrasser de tout homme qui commençait à se prendre pour un expert : car c’est une prétention que l’on n’a jamais quand on connaît son affaire. Un homme qui connaît son métier voit devant lui tellement plus de choses à apprendre qu’il n’en sait faire qu’il va toujours de l’avant avec ardeur et ne donne jamais une pensée à sa capacité ni aux services qu’il rend. Regarder toujours devant soi, penser sans cesse à de nouvelles tentatives, cela crée un état d’esprit qui rend toute chose possible. Mais dès que l’on adopte l’attitude mentale d’un expert, on se trouve aussitôt en en présence de nombreuses impossibilités.

Je refuse, moi, de reconnaître l’existence des impossibilités. Je ne vois personne qui en sache assez long sur aucun sujet pour pouvoir dire ce qui est ou ce qui n’est pas possible. Une bonne méthode expérimentale, une bonne éducation technique doivent élargir l’intelligence et réduire le nombre des impossibilités. Malheureusement, ce n’est pas ce qui arrive. La plupart du temps, l’instruction et ce que l’on appelle l’expérience ne font que fournir un état des échecs précédents, et ces échecs, au lieu d’être pris pour ce qu’ils valent, sont tenus pour l’attestation de certaines impossibilités absolues de perfectionnement. Si un homme, se donnant pour une autorité, déclare que telle ou telle chose est impossible, voilà une horde de suivants irréfléchis qui répète en chœur : « c’est impossible ! »

 

Je trouve que les propos d’Henry Ford sont toujours d’actualité. Nous sommes conditionnées par nous-mêmes, et l’un des principaux freins réside dans notre autocensure. Le plus dur est de connaître nos propres idées fixes, nos préjugés. Un indice pour les trouver : « Ces idées viennent très rapidement, voire de manière spontanément, sans analyse approfondie, d’un problème/d’une situation. »

 

 « Mais quelques-unes de nos meilleures réussites sont dues à ce que nous avons laissé les fous se risquer là où les sages n’auraient pas mis les pieds. »

Henry Ford

 

Envie d’en savoir plus ? Découvrez l’intégralité de son autobiographie ici.

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