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Laissez-moi vous parler d’un projet qui me tient à cœur

Aujourd’hui, je voulais vous parler de l’un de mes projets qui me tient à cœur. Laissez-moi-vous raconter son histoire.

Les livres sont une source d’inspiration importante. Les livres nous permettent de progresser, de voir les choses sous un angle différent, et ils permettent également de gagner des années d’expérience.

 

Saviez-vous, par exemple, qu’une étude montre que les plus grands dirigeants lisent plus de 4 livres par mois ?

Saviez-vous que Bill Gates lit un livre par semaine ?

Lire, oui, mais quel livre choisir ? Pendant une période, je ne savais pas comment choisir. C’est un jour que j’ai découvert la catégorie de livre dit de « non-fiction». Il s’agit par exemple de biographie, d’autobiographie, de livres expliquant comment réaliser telle action, les livres de développement personnel…

« Les livres sont des occasions d’aller prendre un verre avec des gens auxquels t’aurais peut-être jamais eu accès. »

En m’intéressant aux livres de non-fiction, je suis tombé sur une très vieille édition de l’autobiographie d’Henry Ford, remontant aux années 1920. En lisant ce livre, je m’attendais à lire l’histoire d’un homme qui ne pensait qu’à s’enrichir. Eh bien je me suis profondément trompé. Henry Ford n’avait qu’une seule idée en tête, il voulait réaliser son rêve, celui de rendre la voiture accessible à tous.

Au travers son livre, j’ai été frappé par la vision qu’il avait de la vie. Ce livre est une rare opportunité de découvrir et d’étudier le monde prolifique d’Henry Ford. Quelle était sa philosophie sur le travail, les affaires, la culture d’entreprise, l’argent, la misère, la richesse, la charité ?

Pour ces raisons, j’ai décidé de rééditer l’autobiographie d’Henry Ford, car ses idées méritent d’être partagées à toute personne qui souhaite progresser.
Cette édition, rééditée à partir de la version originale, sera une source profonde d’inspiration.
Je vous laisse découvrir en avant-première la couverture du livre ici.

 

Découvrir la couverture du livre

Vous pouvez le précommander également dès maintenant (première livraison fin Mars et ensuite disponible sur Amazon)

 

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N’hésitez pas à en parler autour de vous pour soutenir ce projet.

Tout le meilleur.

Steeven Cadel

Fondateur d’Ingénieurcadre.com




Nagamori

Comment atteindre le succès ? Les 7 ingrédients du succès de M. Nagamori.

Il est presque certain que vous ne connaissez pas M. Nagamori et sa compagnie NIDEC ?

Pourtant, il y a plus d’une dizaine de ses produits à l’intérieur même de votre maison.

M. Nagamori est à la tête de l’une des plus grosses entreprises de moteurs électriques, notamment les micromoteurs, comme ceux que l’on retrouve dans les disques durs ou ceux des ventilateurs. NIDEC est dans le TOP 700 du classement Forbes (Entreprises les plus grandes au monde) avec plus de 100 000 employés et un Chiffre d’affaire de 10 milliard de dollars.

M. Nagamori est japonais, et les japonais ont une culture bien différente des occidentaux. En occident, une biographie d’un leader est toujours sous la forme d’un roman. Eh bien, celle de M. Nagamori est sous la forme d’une BD. Dans cette BD, nous découvrons les ingrédients de son succès.

Voici donc les 7 ingrédients de M. Nagamori :

1. La Passion

2. L’Enthousiasme

3. La Ténacité

4. Une Vision Claire

5. Des actes dans un seul but : Aller vers son but, sa vision

6. Un mentor

7. Un Mantra

Reprenons les éléments un par un.

La passionPassion

Pour réussir, vous devez travailler sur ce qui vous passionne. Vous pouvez réussir dans d’autres domaines, mais vous vous sentirez bien mieux si vous travaillez dans le domaine de votre passion. D’ailleurs, en travaillant votre passion, vous n’aurez même pas l’impression de travailler.

 

L’enthousiasmeEnthousiasme

En travaillant sur votre passion, l’enthousiasme sera là. Vous aurez alors l’énergie pour déplacer des montagnes, pour faire ce que les autres croient impossible.

 

La TénacitéTénacité

Bien que travaillant sur vos passions et avec enthousiasme, vous rencontrerez de nombreuses difficultés : notamment votre environnement qui ne croit pas en vos rêves, et vous mettra des obstacles.

Ces obstacles ne sont en réalité qu’une manière de tester votre motivation, de vous mettre à l’épreuve. La ténacité, c’est la capacité à tenir votre cap malgré les conditions météos.

 

Une vision claireVision

Très tôt, M. Nagamori possède sa vision. Je veux être président, puis quelques années plus tard, sa vision s’affine en voulant être président d’une société de moteurs électriques.

Pour réussir, vous devez avoir une vision claire de là où vous voulez aller : que vous soyez chef d’entreprise, ou bien salarié.

Où voulez-vous être dans 1 an, 2 ans, 5 ans, 10 ans ? Prenez quelques minutes et répondez à cette question (par écrit d’ailleurs). Prenez ce temps pour vous. Il n’y a rien de pire que d’aller dans une direction pour s’apercevoir que nous nous sommes trompés depuis plusieurs années.

 

Des actes dans un seulbut : Aller vers son but, sa visionActe

Soyons clair. Une vision, une passion, de l’enthousiasme… ne permettent pas d’atteindre le succès sans l’ingrédient suivant : l’action/le travail. Votre vision, votre rêve ne va pas s’accomplir tout seul par magie. Vous devez agir pour le rendre réel.

Quel est la prochaine action (même petite) qui vous permet d’avancer, de vous rapprocher de votre vision ?

 

Un MentorMentor

Pour réussir, soit vous partez de la feuille blanche, soit vous essayez de trouver un mentor qui a déjà réussi et vous l’imitez. Le mentor vous permet également de travailler plus dur sur votre projet et vous permet de vous faire poser les bonnes questions.

Au début, ses mentors sont ses parents, qui lui enseignent la valeur du travail, l’importance de ne pas se faire de l’argent facile…

Un Mantra

MantraL’un des mantras de M. Nagamori est le suivant : « Do it now, Do it wihout fail, and Do it until it’s completed. » (*Fais-le maintenant, fais-le sans erreur, et fais-le jusqu’à ce que cela soit terminé)

 

Les 7 ingrédients de la réussite (la Passion, L’Enthousiasme, La Ténacité, Une Vision Claire, des Actes, un Mentor et un Mantra) ont permis à M. Nagamori de partir de rien en 1973, avec 3 employés seulement, et d’être maintenant une entreprise colossale de plus de 100 000 salariés.

 

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BDNagamori

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steve-jobs[1]

L’un des meilleurs discours : le discours de Steve Jobs à Stanford. À voir et revoir.

S JobsCe discours de Steve Jobs offert aux étudiants de Stanford est assez connu. Mais en en discutant autour de moi, je me suis aperçu qu’il y avait des personnes qui ne le connaissaient pas. Ce discours est réellement merveilleux.

Steve Jobs est parti de rien et a fondé plusieurs empires : Apple, mais également PiXar.

Voici son histoire :

Ce qu’il faut retenir :

  • L’essentiel est de croire en quelque chose – votre destin, votre vie, votre karma, peu importe. Cette attitude a toujours marché pour moi, et elle a régi ma vie.
  • Parfois, la vie vous flanque un bon coup sur la tête. Ne vous laissez pas abattre. Je suis convaincu que c’est mon amour pour ce que je faisais qui m’a permis de continuer. Il faut savoir découvrir ce que l’on aime et qui l’on aime. Le travail occupe une grande partie de l’existence, et la seule manière d’être pleinement satisfait est d’apprécier ce que l’on fait. Sinon, continuez à chercher. Ne baissez pas les bras. C’est comme en amour, vous saurez quand vous aurez trouvé.
  • Si vous vivez chaque jour comme s’il était le dernier, vous finirez un jour par avoir raison.
  • Pendant les trente-trois années écoulées, je me suis regardé dans la glace le matin en me disant : « Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que j’aimerais faire ce que je vais faire tout à l’heure ? » Et si la réponse est non pendant plusieurs jours à la file, je savais que j’avais besoin de changement.
  • Avoir en tête que je peux mourir bientôt est ce que j’ai découvert de plus efficace pour m’aider à prendre des décisions importantes.
  • Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition.
  • Soyez insatiables. Soyez fous.

La transcription :

« C’est un honneur de me trouver parmi vous aujourd’hui et d’assister à une remise de diplômes dans une des universités les plus prestigieuses du monde. Je n’ai jamais terminé mes études supérieures. A dire vrai, je n’ai même jamais été témoin d’une remise de diplômes dans une université.

Je veux vous faire partager aujourd’hui trois expériences qui ont marqué ma carrière. C’est tout. Rien d’extraordinaire. Juste trois expériences.
« Pourquoi j’ai eu raison de laisser tomber l’université »
La première concerne les incidences imprévues. J’ai abandonné mes études au Reed College au bout de six mois, mais j’y suis resté auditeur libre pendant dix-huit mois avant de laisser tomber définitivement. Pourquoi n’ai-je pas poursuivi ?
Tout a commencé avant ma naissance. Ma mère biologique était une jeune étudiante célibataire, et elle avait choisi de me confier à des parents adoptifs. Elle tenait à me voir entrer dans une famille de diplômés universitaires, et tout avait été prévu pour que je sois adopté dès ma naissance par un avocat et son épouse. Sauf que, lorsque je fis mon apparition, ils décidèrent au dernier moment qu’ils préféraient avoir une fille. Mes parents, qui étaient sur une liste d’attente, reçurent un coup de téléphone au milieu de la nuit : « Nous avons un petit garçon qui n’était pas prévu. Le voulez-vous ? » Ils répondirent : « Bien sûr. » Ma mère biologique découvrit alors que ma mère adoptive n’avait jamais eu le moindre diplôme universitaire, et que mon père n’avait jamais terminé ses études secondaires. Elle refusa de signer les documents définitifs d’adoption et ne s’y résolut que quelques mois plus tard, quand mes parents lui promirent que j’irais à l’université.
Dix-sept ans plus tard, j’entrais donc à l’université. Mais j’avais naïvement choisi un établissement presque aussi cher que Stanford, et toutes les économies de mes parents servirent à payer mes frais de scolarité. Au bout de six mois, je n’en voyais toujours pas la justification. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire dans la vie et je n’imaginais pas comment l’université pouvait m’aider à trouver ma voie. J’étais là en train de dépenser tout cet argent que mes parents avaient épargné leur vie durant. Je décidai donc de laisser tomber. Une décision plutôt risquée, mais rétrospectivement c’est un des meilleurs choix que j’aie jamais faits. Dès le moment où je renonçais, j’abandonnais les matières obligatoires qui m’ennuyaient pour suivre les cours qui m’intéressaient.
Tout n’était pas rose. Je n’avais pas de chambre dans un foyer, je dormais à même le sol chez des amis. Je ramassais des bouteilles de Coca-Cola pour récupérer le dépôt de 5 cents et acheter de quoi manger, et tous les dimanches soir je faisais 10 kilomètres à pied pour traverser la ville et m’offrir un bon repas au temple de Hare Krishna. Un régal. Et ce que je découvris alors, guidé par ma curiosité et mon intuition, se révéla inestimable à l’avenir. Laissez-moi vous donner un exemple : le Reed College dispensait probablement alors le meilleur enseignement de la typographie de tout le pays. Dans le campus, chaque affiche, chaque étiquette sur chaque tiroir était parfaitement calligraphiée. Parce que je n’avais pas à suivre de cours obligatoires, je décidai de m’inscrire en classe de calligraphie. C’est ainsi que j’appris tout ce qui concernait l’empattement des caractères, les espaces entre les différents groupes de lettres, les détails qui font la beauté d’une typographie. C’était un art ancré dans le passé, une subtile esthétique qui échappait à la science. J’étais fasciné.
Rien de tout cela n’était censé avoir le moindre effet pratique dans ma vie. Pourtant, dix ans plus tard, alors que nous concevions le premier Macintosh, cet acquis me revint. Et nous l’incorporâmes dans le Mac. Ce fut le premier ordinateur doté d’une typographie élégante. Si je n’avais pas suivi ces cours à l’université, le Mac ne posséderait pas une telle variété de polices de caractères ni ces espacements proportionnels. Et comme Windows s’est borné à copier le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur personnel n’en disposerait. Si je n’avais pas laissé tomber mes études à l’université, je n’aurais jamais appris la calligraphie, et les ordinateurs personnels n’auraient peut-être pas cette richesse de caractères. Naturellement, il était impossible de prévoir ces répercussions quand j’étais à l’université. Mais elles me sont apparues évidentes dix ans plus tard.
On ne peut prévoir l’incidence qu’auront certains événements dans le futur ; c’est après coup seulement qu’apparaissent les liens. Vous pouvez seulement espérer qu’ils joueront un rôle dans votre avenir. L’essentiel est de croire en quelque chose – votre destin, votre vie, votre karma, peu importe. Cette attitude a toujours marché pour moi, et elle a régi ma vie.
« Pourquoi mon départ forcé d’Apple fut salutaire »
Ma deuxième histoire concerne la passion et l’échec. J’ai eu la chance d’aimer très tôt ce que je faisais. J’avais 20 ans lorsque Woz [Steve Wozniak, le co-fondateur d’Apple] et moi avons créé Apple dans le garage de mes parents. Nous avons ensuite travaillé dur et, dix ans plus tard, Apple était une société de plus de 4 000 employés dont le chiffre d’affaires atteignait 2 milliards de dollars. Nous venions de lancer un an plus tôt notre plus belle création, le Macintosh, et je venais d’avoir 30 ans.
C’est alors que je fus viré. Comment peut-on vous virer d’une société que vous avez créée ? C’est bien simple, Apple ayant pris de l’importance, nous avons engagé quelqu’un qui me semblait avoir les compétences nécessaires pour diriger l’entreprise à mes côtés et, pendant la première année, tout se passa bien. Puis nos visions ont divergé, et nous nous sommes brouillés. Le conseil d’administration s’est rangé de son côté. C’est ainsi qu’à 30 ans je me suis retrouvé sur le pavé. Viré avec perte et fracas. La raison d’être de ma vie n’existait plus. J’étais en miettes.
Je restais plusieurs mois sans savoir quoi faire. J’avais l’impression d’avoir trahi la génération qui m’avait précédé – d’avoir laissé tomber le témoin au moment où on me le passait. C’était un échec public, et je songeais même à fuir la Silicon Valley. Puis j’ai peu à peu compris une chose – j’aimais toujours ce que je faisais. Ce qui m’était arrivé chez Apple n’y changeait rien. J’avais été éconduit, mais j’étais toujours amoureux. J’ai alors décidé de repartir de zéro.
Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais mon départ forcé d’Apple fut salutaire. Le poids du succès fit place à la légèreté du débutant, à une vision moins assurée des choses. Une liberté grâce à laquelle je connus l’une des périodes les plus créatives de ma vie.
Pendant les cinq années qui suivirent, j’ai créé une société appelée NeXT et une autre appelée Pixar, et je suis tombé amoureux d’une femme exceptionnelle qui est devenue mon épouse. Pixar, qui allait bientôt produire le premier film d’animation en trois dimensions, Toy Story , est aujourd’hui la première entreprise mondiale utilisant cette technique. Par un remarquable concours de circonstances, Apple a acheté NeXT, je suis retourné chez Apple, et la technologie que nous avions développée chez NeXT est aujourd’hui la clé de la renaissance d’Apple. Et Laurene et moi avons fondé une famille merveilleuse.
Tout cela ne serait pas arrivé si je n’avais pas été viré d’Apple. La potion fut horriblement amère, mais je suppose que le patient en avait besoin. Parfois, la vie vous flanque un bon coup sur la tête. Ne vous laissez pas abattre. Je suis convaincu que c’est mon amour pour ce que je faisais qui m’a permis de continuer. Il faut savoir découvrir ce que l’on aime et qui l’on aime. Le travail occupe une grande partie de l’existence, et la seule manière d’être pleinement satisfait est d’apprécier ce que l’on fait. Sinon, continuez à chercher. Ne baissez pas les bras. C’est comme en amour, vous saurez quand vous aurez trouvé. Et toute relation réussie s’améliore avec le temps. Alors, continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez.
« Pourquoi la mort est la meilleure chose de la vie »
Ma troisième histoire concerne la mort. A l’âge de 17 ans, j’ai lu une citation qui disait à peu près ceci : « Si vous vivez chaque jour comme s’il était le dernier, vous finirez un jour par avoir raison. » Elle m’est restée en mémoire et, depuis, pendant les trente-trois années écoulées, je me suis regardé dans la glace le matin en me disant : « Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que j’aimerais faire ce que je vais faire tout à l’heure ? » Et si la réponse est non pendant plusieurs jours à la file, je savais que j’avais besoin de changement.
Avoir en tête que je peux mourir bientôt est ce que j’ai découvert de plus efficace pour m’aider à prendre des décisions importantes. Parce que presque tout – tout ce que l’on attend de l’extérieur, nos vanités et nos fiertés, nos peurs de l’échec – s’efface devant la mort, ne laissant que l’essentiel. Se souvenir que la mort viendra un jour est la meilleure façon d’éviter le piège qui consiste à croire que l’on a quelque chose à perdre. On est déjà nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre son cœur.
Il y a un an environ, on découvrait que j’avais un cancer. A 7 heures du matin, le scanner montrait que j’étais atteint d’une tumeur au pancréas. Je ne savais même pas ce qu’était le pancréas. Les médecins m’annoncèrent que c’était un cancer probablement incurable, et que j’en avais au maximum pour six mois. Mon docteur me conseilla de rentrer chez moi et de mettre mes affaires en ordre, ce qui signifie : « Préparez-vous à mourir. » Ce qui signifie dire à ses enfants en quelques mois tout ce que vous pensiez leur dire pendant les dix prochaines années. Ce qui signifie essayer de faciliter les choses pour votre famille. En bref, faire vos adieux.
J’ai vécu avec ce diagnostic pendant toute la journée. Plus tard dans la soirée, on m’a fait une biopsie, introduit un endoscope dans le pancréas en passant par l’estomac et l’intestin. J’étais inconscient, mais ma femme, qui était présente, m’a raconté qu’en examinant le prélèvement au microscope, les médecins se sont mis à pleurer, car j’avais une forme très rare de cancer du pancréas, guérissable par la chirurgie. On m’a opéré et je vais bien.
Ce fut mon seul contact avec la mort, et j’espère qu’il le restera pendant encore quelques dizaines d’années. Après cette expérience, je peux vous le dire avec plus de certitude que lorsque la mort n’était pour moi qu’un concept purement intellectuel : personne ne désire mourir. Même ceux qui veulent aller au ciel n’ont pas envie de mourir pour y parvenir. Pourtant, la mort est un destin que nous partageons tous. Personne n’y a jamais échappé. Et c’est bien ainsi, car la mort est probablement ce que la vie a inventé de mieux. C’est le facteur de changement de la vie. Elle nous débarrasse de l’ancien pour faire place au neuf. En ce moment, vous représentez ce qui est neuf, mais un jour vous deviendrez progressivement l’ancien, et vous laisserez la place aux autres. Désolé d’être aussi dramatique, mais c’est la vérité.
Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire.
whole_earth_catalog[1]Dans ma jeunesse, il existait une extraordinaire publication The Whole Earth Catalog , l’une des bibles de ma génération. Elle avait été fondée par un certain Stewart Brand, non loin d’ici, à Menlo Park, et il l’avait marquée de sa veine poétique. C’était à la fin des années 1960, avant les ordinateurs et l’édition électronique, et elle était réalisée entièrement avec des machines à écrire, des paires de ciseaux et des appareils Polaroid. C’était une sorte de Google en livre de poche, trente-cinq ans avant la création de Google. Un ouvrage idéaliste, débordant de recettes formidables et d’idées épatantes.
Stewart et son équipe ont publié plusieurs fascicules de The Whole Earth Catalog . Quand ils eurent épuisé la formule, ils sortirent un dernier numéro. C’était au milieu des années 1970, et j’avais votre âge. La quatrième de couverture montrait la photo d’une route de campagne prise au petit matin, le genre de route sur laquelle vous pourriez faire de l’auto-stop si vous avez l’esprit d’aventure. Dessous, on lisait : « Soyez insatiables. Soyez fous. » C’était leur message d’adieu. Soyez insatiables. Soyez fous. C’est le vœu que j’ai toujours formé pour moi. Et aujourd’hui, au moment où vous recevez votre diplôme qui marque le début d’une nouvelle vie, c’est ce que je vous souhaite.
Soyez insatiables. Soyez fous.
Merci à tous.»

 

Pour aller plus loin

Pour aller plus loin, je vous recommande vraiment la lecture de sa biographie : Steve Jobs de Walter Isaacson

Livre S JOBS

 




Cyrille

Transformer le risque en chance | Cyrille de Lasteyrie | TEDxParis | Vidéo

Comment est-il possible de relier les paroles de Sénèque avec celle d’un jeune humoriste ?

Découvrez grâce à cette superbe vidéo comment transformer le risque en chance.

A retenir

Au final, je trouve que cette vidéo peut se résumer par les paroles suivantes de Sénèque :

Il y a plus de choses qui nous font peur, que de choses qui nous font mal.  [amazon text=Sénèque Apprendre à Vivre, Choix de Lettres à Lucilius&asin=978-2869599048]

Ingénieurcadre.com

 




Appelez-moi le patron

« Appelez-moi le patron ! »

Appelez-moi le patron

Ne sous-estimez jamais le pouvoir des mots.

Christophe André nous partage l’histoire ci-dessous dans son dernier livre, [amazon text=Et n’oublie pas d’être heureux&asin=2738129056]. Cette histoire est riche d’enseignement.

« Appelez-moi le patron ! »

Jusqu’ici tout allait bien, tout était normal : nous arrivions à la fin de notre déjeuner de travail, dans un petit restaurant parisien, avec un ami extraverti, un peu agité et très affirmé, mais que j’aime beaucoup. Nous avions bien mangé, dans un cadre agréable, avec un service rapide et souriant Impeccable. Et le voilà qui interrompt notre discussion, fronce le sourcil et hèle le garçon. Ce dernier, un peu inquiet, tente de savoir ce qui se passe, mais mon ami se contente de répéter : « Appelez-moi le patron, s’il vous plaît ! » Le garçon s’exécute donc, piteux et perplexe. Je questionne : « Qu’est-ce qui se passe, camarade ? Qu’est-ce qui ne va pas ? » Il ne me répond pas, ou de façon énigmatique : « Rien, rien, tu vas voir », avec un petit air content de lui qui ne me rassure qu’à moitié.
Voilà le garçon qui revient avec le patron, sorti de sa cuisine. « Il y a un problème, messieurs ? » Et mon ami de répondre avec un large sourire : « Absolument aucun problème, patron ! Je voulais juste vous féliciter en personne ! Le repas était délicieux et le service parfait ! » Un moment interloqués (apparemment, on ne leur avait jamais fait ce genre de truc), patron et serveur prennent finalement la remarque avec le sourire, et un plaisir manifeste.
Nous bavardons un instant avec eux de la manière dont les clients, effectivement, n’appellent le patron que pour se plaindre, jamais pour le féliciter.

Et vous, à quand remonte la dernière fois que vous avez remercié quelqu’un, et ceci le plus sincèrement ?

Je remercie Christophe André pour avoir partagé cette histoire dans son [amazon text=livre&asin=2738129056].

Ne sous-estimez jamais le pouvoir des mots, et parmi les mots les plus puissants, il y a celui-ci : Merci.

IngénieurCadre.com




secret

Découvrez l’histoire de l’un des secrets de la réussite.

Pourquoi échouons-nous dans nos entreprises ? Le plus souvent parce que, découragés par ce que nous croyons être un échec définitif, nous abandonnons la partie. Nous sommes tous passés par là, un jour ou l’outre.

Ce que Napoleon Hill nous enseigne.

Dans son livre, [amazon text=Réfléchissez et devenez riche&asin=978-2761931342], Napoleon Hill nous livre l’un des secrets de la réussite au travers de l’histoire ci-dessous. (Pour ceux qui ne connaissent pas Napoleon Hill, sachez que c’était un écrivain/journaliste qui menait un travail de fond sur les hommes de son époque ayant réussi. Il était également devenu un conseiller du président Franklin D. Roosevelt de 1933 à 1936.)

Voici l’histoire

A l’époque de la ruée vers l’or, un oncle de R. U. Darby partit vers l’Ouest faite fortune. Il ne savait pas que les pensées des hommes recèlent plus d’or que la terre n’en eut et n’en aura jamais. Au jeu, il gagna une concession et s’y rendit, pioche et pelle sur l’épaule.

Après plusieurs semaines de labeur incessant, ses efforts se virent récompensés. Il avait trouvé le métal tant convoité, il lui fallait maintenant du matériel pour exploiter le filon. Il referma consciencieusement la mine et retourna chez lui, à Williamsburg, dans le Maryland, pour informer ses parents et amis de sa « trouvaille ». A eux tous, ils parvinrent à réunir de quoi acheter un matériel complet qui fut embarqué aussitôt à destination de l’Ouest, cependant que l’onde retournait travailler à la mine en emmenant cette fois son neveu Darby.

Le premier wagonnet chargé d’or fut, par bateau, acheminé vers une fonderie. Le rendement prouva aux heureux propriétaires qu’ils possédaient une des plus riches mines du Colorado. Encore quelques wagonnets et toutes leurs dettes seraient payées. Ensuite viendraient les gros bénéfices.

En avant les foreuses et voguent les espoirs !

Mais, tout à coup, le filon disparut ! Les machines forèrent désespérément, essayant de le retrouver. En vain. A un aventurier qui passait, les Darby vendirent matériel et concession pour une bouchée de pain et ils reprirent le train pour le Maryland. Le nouveau propriétaire consulta un expert qui se livra à un petit calcul et attribua l’échec des Darby à une méconnaissance des terrains et des couches géologiques. D’après lui, on retrouverait le filon à 3 pieds de l’endroit où l’onde et le neveu avaient fait arrêter le forage ! Ce qui se révéla parfaitement exact I L’aventurier ramassa ainsi des millions de dollars parce qu’il avait sollicité les conseils d’un ingénieur des mines.

Le succès suit l’échec.
(…)
Le succès vient rarement sans que l’on ait d’abord essuyé plusieurs échecs. Lorsque l’échec parait total, quoi de plus logique et de plus facile que de renoncer ? C’est exactement ce que font la plupart des gens. (…) Souvent, l’échec, comme s’il voulait jouer un bon tour, ne fait que masquer la réussite qui est en fait beaucoup plus proche qu’on ne le pense.

Ingenieurcadre.com




M. Books2

La plus grande erreur dans le développement personnel. Ne la commettez pas ! L’Histoire de Monsieur Books

Découvrez la plus grande erreur dans le développement personnel à ne pas commettre grâce à l’histoire de Monsieur Books.


Il est important de lire. Je dirais même qu’il est essentiel de lire ! Il existe deux types de livres :

  • Les livres de fiction,
  • et les livres de non-fiction.

[amazon text=Tim Ferris&chan=ingénieurcadre.com&asin=2744064173] ainsi qu’Olivier Roland vous recommandent de lire ces 2 types de livres.

Dans la journée, lisez un livre de non-fiction (Par exemple, un livre d’économie ou de développement personnel) et le soir, avant de vous endormir, lisez un livre de fiction (pouvant être une biographie ou autobiographie).

Lisez même une dizaine de minutes chaque soir, sur une année, cela fera plus de 3 650 minutes de lecture.

Alors, bonne lecture. Et n’oubliez pas… Agissez.

 




Cassette

Quand notre cerveau déraille

Cassette

Notre cerveau est sans doute la plus belle des évolutions de la nature. Cet organe est d’une complexité inégalée qui nous a permis de nous adapter, en passant de l’âge de Pierre, à l’ère numérique.

Bien que notre cerveau soit si puissant, il commet pourtant des Bugs, que l’on nomme les Biais Cognitifs. Interrogez Wikipedia, et vous découvrirez le nombre incroyable de biais qui existent. Tout le monde est concerné par ces Bugs, mêmes les cerveaux les plus brillants.

Voici une sélection de 10 biais cognitifs qui s’applique dans le monde de l’Entreprise. Si votre premier réflexe est de dire que vous n’êtes pas concerné… méfiez-vous. Personne n’y échappe.

1. L’oubli de la source

C’est la faculté que le cerveau a de perdre l’origine d’une information. Vous mémorisez bien l’information mais pas correctement son origine. Par exemple, vous apprenez dans le journal que le prix du tabac va augmenter, et quelques moments plus tard, vous ne savez plus d’où vous tenez cette information. Un collègue, la radio, la télévision ?
En entreprise, fréquemment, des personnes s’approprient la paternité d’idées qui ne sont pas les leurs…. Cet acte pouvant être aussi bien volontaire qu’inconscient.

Donc si votre collègue vous vole une idée une fois, mettez cela pour compte d’un biais cognitif, si cela arrive trop souvent…. Méfiez-vous de ce collègue.

2. La corrélation illusoire

Dès lors que l’on fait un lien entre deux événements par erreur, nous sommes victimes de ce biais. Quand A précède B, on conclut que A provoque B. Ne pas confondre corrélation et causalité.

 3. La cécité par attention

Regardez la vidéo suivante et comptez le nombre de passes entre les joueurs.

STOP. N’allez pas plus loin avant de voir la vidéo.

STOP. Avez-vous vu la vidéo ?
Plus on focalise son attention sur le nombre de passes, moins on a de chances de voir le gorille. L’être humain n’est pas multitâche. Plus il divise son attention, moins il est performant.

4. Biais de confirmation d’hypothèse

Nous avons tendance à préférer rechercher les éléments qui confirment nos idées plutôt que ceux qui les contredisent. C’est pour cette raison que les débats politiques ne nous aident pas à choisir un camp ou l’autre, mais au contraire, nous confirment notre appartenance à un camp.

5. Biais de statu quo

C’est notre préférence à faire que les choses ne changent pas, à rester dans une situation connue. Dans l’approche systémique, ce sont les notions de boucle de rétro-action négative, et d’homéostasie.

6. Ancrage mental

C’est une sorte de conditionnement. Si je vous dis que telle personne est capricieuse avant que vous la rencontriez, vous chercherez inconsciemment toutes ses actions qui confirment que cette personne est capricieuse. Cet exemple peut être complété par l’adage suivant : « On a jamais deux fois l’occasion de faire une bonne première impression ».

7. Cadrage

La manière de poser les questions peut influencer la manière de répondre. Il est important de savoir ne pas rester enfermer pas le cadre d’une question. Comme disent les anglophones, Think outside the box.

 8. Conformisme

C’est la faculté que possèdent les personnes à vouloir être comme la majorité. Par conséquent, certaines personnes n’exprimeront pas leurs opinions car en décalage avec la majorité, bien que leurs idées puissent être meilleures que celles de la majorité !

 9. Effet Dunning-Kruger

Dans le livre Personnal MBA, Josh Kaufman décrit ce biais de la manière suivante :

  1. Les individus incompétents ont tendance à surestimer leur propre niveau de compétence.
  2. Les individus incompétents ne reconnaissent pas les compétences réelles des autres.
  3. Les individus incompétents ne reconnaissent pas l’ampleur de leur insuffisance.

…alors que les plus compétents ont tendance à sous-estimer leur compétence.

 10. La malédiction du savoir

Une personne experte dans son domaine a souvent bien des difficultés à présenter, à expliquer des problèmes aux novices. Regardez dans votre entreprise combien il est difficile de comprendre les propos de certains experts qui ne parviennent pas à communiquer avec des personnes d’autres services.

2 autres biais cognitifs originaux…

 

Google effectGoogleFrance

C’est la tendance à oublier des informations qui sont facilement trouvable sur un moteur de recherche.

 

IKEA effect Ikea

Ce principe explique que les gens tirent une satisfaction disproportionnée de l’usage d’un produit si les personnes l’ont construit eux-mêmes.

 

Pour aller plus loin

Être victime d’un accident vasculaire cérébral peut être difficilement positif…. sauf pour Jill Bolte Taylor, chercheuse  en neuroscience.

Cet accident a été pour Jill Bolte Taylor une chance extraordinaire, qui lui a permis de découvrir le fonctionnement de son cerveau de l’intérieur. Après une longue convalescence, elle nous raconte son histoire à la conférence TED. Voici son histoire :

Pour aller encore plus loin

Je vous recommande la lecture du livre de Jill Bolte Taylor qui raconte en détail son histoire : [amazon text=Voyage au-delà de mon cerveau&chan=ingénieurcadre.com&asin=2709630818]

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Un autre livre intéressant mais qui n’est plus édité, et le livre de V. Delourme e E. Constant sur [amazon text=La stratégie de l’illusionniste&chan=ingénieurcadre.com&asin=2361140071]